Appel unitaire

CGT, FSU, UNSA, CGT-FO… DE LA MAYENNE

Le 3 avril, salariés du privé et du public,

tous ensemble défendons les retraites !

 

Le gouvernement a annoncé son intention de "réformer" les retraites au prétexte que le système actuel ne serait pas finançable d’ici 2040.

Le 1er février au plan national et à l’occasion des "débats" dans les CESR (Conseils économiques et sociaux régionaux), le 10 mars à Nantes pour notre région, les mobilisations massives ont démontré que les salariés du privé comme du public ne sont pas dupes.

Les "concertations" engagées par les ministres n’abusent personne. M. Fillon lui-même ne vient-il pas de déclarer que "le dialogue est nécessaire, mais s’il n’aboutit pas la réforme ne s’arrêtera pas ?"

De fait, le gouvernement réaffirme sa volonté "d’aller au bout" de sa réforme. Ils ont décidé de faire voter la loi dans la première quinzaine de juillet. Nous ne les laisserons pas faire !

 

Le financement est possible.

En 2000, le gouvernement précédent avait créé le COR (Conseil d’Orientation sur les Retraites) afin d’étudier toutes les évolutions possibles en matière de retraite. Cet organisme, composé d’experts de tous horizons, a chiffré à 0.3 % du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2040, l’augmentation nécessaire au financement du retour à 37.5 années de cotisation pour tous, permettant une retraite à 60 ans, à taux plein, pour tous les salariés du public et du privé.

La prise en compte des périodes d’inactivité forcée et l’intégration dans l’assiette de calcul de tous les éléments constitutifs de la rémunération sont autant d’éléments qui permettent de garantir des ressources financières suffisantes pour préserver la pérennité de nos systèmes de retraite.

 

La vérité est ailleurs.

En mars 2002, au sommet européen de Barcelone, tous les gouvernements ont signé pour que la durée de cotisation, dans toute l’Europe, soit augmentée de 5 ans, d’ici 2010. C’est ce qui vient d’arriver aux fonctionnaires anglais dont l’âge de départ à la retraite a été repoussé à 65 ans.

C’est ce que le gouvernement de M. Raffarin et le Médef veulent faire en France. Pour pouvoir passer tous les salariés à 42, voire 45 ans, comme le souhaite le Médef, il leur faut au préalable aligner les fonctionnaires à 40 ans.

C’est ce qu’ils tentent de faire en présentant les salariés du secteur public comme des privilégiés par rapport à ceux du privé.

C’est pourquoi, nous exigeons l’abrogation des mesures Balladur de 93, le maintien du Code des pensions et des régimes spéciaux.

On nous ment !

En effet, le droit à la retraite à 60 ans peut s’avérer être une coquille vide, s’il est assorti d’une durée de cotisation au moins égale à 40 ans, 42, voire 45 ans comme le réclame le Médef.

La baisse programmée du taux de remplacement, c’est la porte ouverte aux fonds de pension.

C’est pourquoi nous refusons l’introduction de tout système par capitalisation et que nous exigeons le maintien du système par répartition.

Pour être effective, la retraite à 60 ans exige pour les salariés du privé l’abrogation des mesures Balladur de 1993, notamment le retour aux 37.5 ans de cotisation, au calcul sur les 10 meilleures années et à l’indexation de la revalorisation des retraites sur les salaires.

Nous faire travailler plus longtemps alors qu’ils licencient.

Dans un contexte où les licenciements et les fermetures d’entreprises se multiplient, il est inadmissible que les travailleurs les plus âgés soient contraints de rester au travail, les plus jeunes subissant le chômage. D’ailleurs, les patrons eux-mêmes, en cas de difficultés économiques, n’hésitent pas à proposer des systèmes divers de "préretraite".

Le chômage affaiblit les recettes. Lutter pour le plein emploi, pour des emplois stables, qualifiés et bien rémunérés, c’est assurer les retraites de demain.

Poursuivre et amplifier les mobilisations.

Seul un véritable rapport de force d’ampleur nationale permettra de le faire reculer.

C’est dans ces conditions que 4 confédérations et 6 fédérations de fonctionnaires ont pris la décision d’appeler à cesser le travail et à manifester le 3 avril prochain.

 

C’est dans ce contexte que les organisations

CGT, FSU, UNSA, CGT-FO… de la Mayenne

appellent tous les salariés du privé et du public,

à cesser le travail et à manifester

le 3 avril prochain à 15H00,

Place des Droits de l’Homme,

par la rue du Général de Gaulle, à LAVAL.